Cannabis mâle ou femelle : comment les reconnaître ?

Dès que l’on s’intéresse au chanvre et la façon dont il pousse, les termes de cannabis mâle et cannabis femelle ne cessent de revenir. Tout particulièrement, il semble primordial de séparer les uns des autres, sous peine de ruiner une récolte toute entière. Mais, au fait, comment reconnait-on un plant mâle d’un plant femelle ? Et quel est au juste l’intérêt de savoir ce qui semble plus relever de la botanique pure que de la connaissance du CBD ? Pas de panique, Weedy vous explique.

Difficile de savoir si un plant de cannabis est mâle ou femelle lorsqu’il sort de terre
Difficile de savoir si un plant de cannabis est mâle ou femelle lorsqu’il sort de terre

Cannabis mâle et femelle : comment ça marche ?

Trois types de plants de cannabis existent : les mâles, les femelles et les hermaphrodites. Mâles et femelles se caractérisent par des organes reproducteurs différents. Les hermaphrodites présentent quant à eux des caractéristiques à la fois masculines et féminines.

En pratique, le cannabis mâle est équipé d’étamines alors que le cannabis femelle possède des pistils. Arrivées à maturité, les étamines du mâle produisent du pollen. Le vent, les insectes pollinisateurs ou la main de l’Homme le transportent alors jusqu’aux pistils des plants femelles et les fécondent. Il s’agit d’un processus fondamental pour tout cultivateur de cannabis légal. En effet, sans fécondation, pas de brassage génétique. C’est donc elle qui nous permet de découvrir de nouveaux arômes.

Le cannabis est une plante dioïque

Le cannabis est une plante dioïque, aussi appelée plante unisexuée. Cela veut tout simplement dire qu’il est nécessaire de mettre en relation un mâle et une femelle afin d’assurer la reproduction de l’espèce. Il s’agit d’un mode de reproduction complexe (pouvant être directement comparé à celui des espèces animales) qui ne concerne que 6% des plantes, incluant donc le cannabis, mais aussi d’autres espèces bien connues comme le kiwi, le houblon ou la vigne sauvage.

Comment reconnaître un plan mâle d’un plant femelle ?

Inspecter les nœuds de plants de cannabis permet d’identifier s’ils sont mâles ou femelles
Inspecter les nœuds de plants de cannabis permet d’identifier s’ils sont mâles ou femelles

Lorsque le plant sort de terre, il est encore impossible de déterminer à l’œil nu s’il s’agit de cannabis mâle ou femelle. Pour cela, il faut attendre le début de la floraison, qui arrive en moyenne six à huit semaines après la germination (lorsque la graine commence à former un nouveau plant). L’exercice consiste alors à identifier les appareils reproducteurs des plantes. Ils se situent à l’embranchement entre la tige principale et les branches, ce que l’on appelle les nœuds. Une à deux semaines après le début de la floraison, ils sont largement visibles.

Les mâles se reconnaissent par l’apparition de petites boules au niveau des nœuds, entourées de tiges assez fines. Ces « boules » en forme de clochettes sont regroupées en formant ce que l’on appelle des panicules. Ce sont en fait tout simplement de petits sacs contenant le pollen. Ces sacs vont plus tard s’ouvrir et libérer le pollen, qui va ensuite féconder les plants femelles et leur permettre de produire des graines, qui formeront à leur tour de nouveaux plants.

Les femelles ne forment pas de boules, mais des calices en forme de larmes, poussant également au niveau des nœuds. Deux pistils en sortent, ressemblant à des filaments blancs.

À quoi sert de distinguer weed mâles et femelles ?

Très bien, vous êtes désormais en mesure de différencier un plant de cannabis mâle d’un plant de cannabis femelle. Mais quel est donc l’intérêt ? Dans la nature, mâles et femelles poussent librement, échangeant au gré du vent et de la population d’insectes leurs patrimoines génétiques. Dans le cas d’une culture de cannabis professionnelle cependant, les surprises génétiques ne sont pas toujours les bienvenues.

En effet, chaque type de plant joue un rôle bien défini, à un moment précis du cycle de culture du chanvre. Savoir les reconnaître et les séparer au bon moment est donc primordial.

Cannabis mâle : limité au rôle de sac à pollen

Bien que le rôle reproducteur du cannabis mâle soit de la plus grande importance, il présente également un inconvénient de tout premier plan : il ne produit pas de fleurs. Qui dit pas de tête, dit en toute logique pas de résine, pas de cannabinoïdes (en tout cas peu), et donc un intérêt plus que limité. Dans la culture cannabique moderne, les mâles sont donc quasi exclusivement limités à leur rôle de producteurs de pollen, utiles au brassage génétique et à la création de nouveaux hybrides de cannabis light. Une fois ce rôle accompli, ils sont séparés des plants femelles, et la plupart du temps détruits.

Cannabis femelle : la machine à produire des cannabinoïdes

Les plants femelles (ici pistils visibles à l’embranchement) produisent les cannabinoïdes
Les plants femelles (ici pistils visibles à l’embranchement) produisent les cannabinoïdes

Les plants de cannabis femelle, au contraire, constituent l’intérêt principal des cannabiculteurs. Ce sont en effet eux qui produisent les fleurs et ont la capacité de créer des trichomes résineux, gorgés de cannabinoïdes, terpènes et flavonoïdes. Ce sont donc les femelles qui produisent l’essentiel de ce que l’on considère trivialement comme les effets, les arômes et le goût du cannabis tout court.

Deux options se présentent au cannabiculteur lorsqu’un plant femelle arrive en âge de procréer :

  1. Laisser le processus de pollinisation avoir lieu: la femelle va alors produire des graines rassemblant le patrimoine génétique du père et de la mère. Une fois plantées, elles donneront naissance à des hybrides empruntant certaines caractéristiques du père et d’autres de la mère. C’est la solution préférée pour la sélection de nouvelles variétés.
  2. Éviter tout contact avec un mâle: en l’absence de fécondation, le cannabis femelle ne crée pas de graines, et peut alors utiliser toute son énergie pour développer des têtes résineuses et emplies des cannabinoïdes tant recherchés : CBD, CBG et CBN principalement. C’est la solution plébiscitée pour la production de produits dérivés du cannabis légal riche en cannabinoïdes.

Cannabis hermaphrodite : des plants hybrides

Le cannabis hermaphrodite enfin présente à la fois des étamines et des pistils. Il est alors monoïque et non plus dioïque et est capable de se féconder seul. Il s’agit d’un cas se produisant pour des raisons génétiques ou environnementales, généralement lorsque le plant est stressé (trop chaud, trop ou pas assez d’eau, etc.). Bien que viables, les plants hermaphrodites sont généralement retirés de la culture afin d’éviter toute fécondation accidentelle et une production de graines excessive.

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