Le cannabis est devenu en 2025 l’une des principales sources de revenus agricoles au Canada. D’après les données de Statistique Canada relayées par StratCann, la filière a franchi le seuil de 3 milliards de dollars de recettes agricoles et occupe désormais le cinquième rang parmi les cultures commerciales du pays. Huit ans après la légalisation du cannabis récréatif, cette évolution mesure surtout le changement d’échelle d’un marché autrefois marginal dans les statistiques agricoles canadiennes.
Plus de 3 milliards de dollars de recettes en 2025
Les chiffres publiés pour 2025 placent le cannabis parmi les productions végétales qui comptent dans l’économie agricole canadienne. Avec plus de 3 milliards de dollars de recettes agricoles, il se situe à la cinquième place des cultures de rente du pays, selon les données de Statistique Canada citées par StratCann.
Ce classement ne signifie pas que le cannabis est cultivé partout de la même manière ni qu’il a remplacé les grandes productions traditionnelles. Il indique en revanche que les ventes issues de sa culture ont atteint un niveau suffisamment élevé pour peser dans les comptes nationaux de l’agriculture. Avant l’ouverture du marché récréatif légal, le cannabis représentait moins de 1 % de l’ensemble des recettes agricoles du Canada.
Une filière transformée depuis la légalisation de 2018
Le tournant remonte à 2018, année de la légalisation du cannabis à usage récréatif au Canada. Cette décision a fait basculer une partie des activités vers un cadre autorisé, réglementé et mesurable dans les données économiques. Elle a aussi installé le cannabis dans une chaîne de valeur agricole structurée, de la production à la distribution, dans les limites fixées par les règles canadiennes.
Huit ans plus tard, le passage de moins de 1 % des recettes agricoles à une place dans les cinq premières cultures commerciales illustre l’ampleur de cette mutation. Les 3 milliards de dollars recensés en 2025 correspondent aux recettes agricoles : ce chiffre ne doit donc pas être confondu avec le chiffre d’affaires de l’ensemble des commerces, ni avec les dépenses finales des consommateurs.
Pour suivre les produits commercialisés sur le marché français, les consommateurs peuvent notamment consulter la boutique Weedy. Mais il est essentiel de distinguer les cadres nationaux : la situation légale canadienne décrite ici ne modifie pas, à elle seule, la réglementation applicable en France.
Ce que révèle ce poids économique
L’entrée du cannabis dans le haut du tableau agricole canadien apporte un éclairage concret au débat sur la régulation. Au-delà des discussions sur les usages, les statistiques montrent qu’une légalisation encadrée peut faire émerger une production identifiable dans les comptes publics. Les données permettent alors de suivre les recettes agricoles, d’évaluer le poids relatif du secteur et de comparer son évolution avec celle d’autres cultures.
Cette visibilité statistique ne dit toutefois pas tout. Elle ne permet pas, à elle seule, de conclure sur la rentabilité de chaque exploitation, la répartition des revenus entre producteurs ou la situation des différents territoires. Elle établit néanmoins un fait économique notable : en 2025, le cannabis est devenu une production agricole majeure au Canada.
Le CBD et le cannabis : une distinction nécessaire
Cette actualité concerne le cannabis dans le contexte réglementaire canadien et les recettes générées par sa culture. Elle ne doit pas être lue comme une information sur les effets du CBD, ni comme une recommandation de consommation. Le CBD est un composé présent dans le chanvre et le cannabis, tandis que les règles relatives aux produits, à leur commercialisation et à leurs usages varient selon les pays.
Pour les lecteurs français, l’enseignement principal est donc économique : le Canada dispose depuis 2018 d’un marché récréatif légal, dont le poids se reflète désormais dans ses indicateurs agricoles. Les comparaisons internationales doivent rester prudentes, car les lois, les circuits de vente et les catégories statistiques ne sont pas nécessairement les mêmes d’un pays à l’autre.
- En 2025, les recettes agricoles du cannabis canadien ont dépassé 3 milliards de dollars.
- La production se classe cinquième parmi les cultures commerciales du Canada.
- Avant la légalisation récréative de 2018, elle représentait moins de 1 % des recettes agricoles nationales.
Alexandre Lacarré est reconnu comme un leader innovant et influent dans l’industrie du cannabidiol (CBD). Alexandre a débuté sa carrière dans le secteur des biotechnologies, où il a acquis une expertise précieuse en recherche et développement. Passionné par les potentiels thérapeutiques des composés naturels, il s’est rapidement orienté vers l’industrie naissante du CBD.


