Pourquoi existe-t-il moins de variétés de cannabis riches en CBD ?

Aujourd’hui, l’équipe de Weedy avait envie de vous raconter une histoire. Pas de ces contes merveilleux ou de ces fables auxquels plus personne ne croit. Non, plutôt l’Histoire avec un grand H. Celle qui nous emmène plusieurs millénaires en arrière, parmi des civilisations oubliées, mais à qui nous devons pourtant encore tout. Vous n’êtes pas très scolaire ? Attendez un peu avant de passer à autre chose, cette histoire-ci a toutes les chances de vous intéresser. Pourquoi ? Parce qu’elle va nous permettre de comprendre pourquoi il y a encore peu de variétés de cannabis légales riches en CBD… et aussi pourquoi la tendance est en train de s’inverser !

Néolithique et débuts de l’agriculture

Le cannabis a été l’une des toutes premières espèces cultivées
Le cannabis a été l’une des toutes premières espèces cultivées

Tout commence il y a bien longtemps, à une époque que l’on appelle le Néolithique. Personne ne sait d’ailleurs exactement où, mais tout laisse à croire qu’il s’agit d’un pays d’Asie actuelle. Le Néolithique (« l’ère de la pierre polie ») lui-même n’est pas si facile à définir puisque ses dates varient selon les endroits. En gros, il commence vers 8500 avant J.-C. au Proche-Orient, 6500 av. J.-C. en Chine et se termine quand l’Homme découvre le travail du métal, disons vers -4000.

Très bien, mais quel est le rapport entre le travail de la pierre et le cannabis ?

Eh bien, grâce aux avancées techniques de l’époque, l’homme est capable de se sédentariser. Comme il sait désormais fabriquer des outils, il n’a plus besoin de suivre les animaux sauvages et peut au contraire se concentrer sur l’agriculture et l’élevage. Mais quoi planter ? Tout simplement les plantes déjà identifiées pour leur utilité : capacité à nourrir la tribu, résistance des fibres, effets médicinaux. À ce moment de la réflexion, notre homme sorti des cavernes pense forcément à une espèce qui coche au moins deux des cases évoquées à l’instant : le chanvre, également connu sous le nom de cannabis sativa.

Sélectionner les meilleures variétés de cannabis

Rapidement identifié pour ses « pouvoirs magiques », le cannabis est sans grande surprise l’une des toutes premières plantes domestiquées par l’Homme. Il est donc cultivé très tôt pour créer du tissu, des cordages et pour l’usage personnel des shamans. À l’époque, il est cependant important de rappeler que personne ne sait ce que domestiquer veut dire, ni même que le THC, le CBD ni aucun autre cannabinoïde n’existent. Ce que l’on comprend cependant, c’est qu’en isolant les meilleurs représentants d’une espèce végétale, on peut petit à petit obtenir des cultures qui résistent mieux à l’environnement : climat, intempéries, insectes, etc.

On peut aussi obtenir de la même manière des plants plus puissants.

Les critères de sélection des premiers cannabiculteurs

OK, donc on ne sait pas que les cannabinoïdes existent, mais on a compris que le cannabis provoquait des effets sympas sur ses consommateurs. On fait quoi maintenant ? Eh bien, quand il faut se dévouer pour la bonne cause, on s’en remet à la science et se sacrifie pour sa tribu : on fume le produit soi-même, et on documente l’intensité de la défonce.

Cela peut paraître anodin pour une tribu d’il y a pas loin de 10000 ans, mais cela a été le principal moyen de sélectionner les meilleures variétés pour tous les cultivateurs de cannabis à travers le monde jusqu’au début des années 2000. Aujourd’hui, le procédé prête à sourire, mais il a été le seul test valide pendant des millénaires.

Tester le produit est à l’époque le seul moyen de sélection
Tester le produit est à l’époque le seul moyen de sélection

Les limites de la sélection « naturelle »

Ce test a certes proposé des résultats concluants, en obtenant petit à petit des variétés de cannabis toujours plus résistantes à l’environnement, au rendement exceptionnel et aux effets de plus en plus impressionnants. Pourtant, cette technique, toute artisanale qu’elle soit, présente des limites. En effet, à l’état sauvage, le chanvre de nos ancêtres contenait déjà un bouquet de cannabinoïdes varié. Pourtant, sans les connaitre, les agriculteurs et shamans de l’époque ne pouvaient se baser que sur ce que leurs sens percevaient : principalement le THC. Avec ses effets psychoactifs, le THC est évidemment le cannabinoïde le plus remarquable, masquant au passage les bénéfices offerts par le CBD, le CBG et les autres.

Sans le savoir, nos ancêtres ont donc, pendant près de 10 millénaires, systématiquement sélectionné les variétés les plus riches en THC, au détriment du CBD, réduit à néant.

Découverte des cannabinoïdes

Contrôler la culture du cannabis est aujourd’hui bien plus facile
Contrôler la culture du cannabis est aujourd’hui bien plus facile

Retour vers le futur. Nous sommes désormais au début des années 1940. Étudié depuis le milieu du XVIIIe siècle, le cannabidiol est finalement isolé. Un peu plus de vingt ans plus tard, le professeur israélien Raphael Mechoulam et Yechiel Gaoni travaillent à une meilleure connaissance des composants du cannabis. 1964 marque alors un tournant dans la recherche, alors qu’ils parviennent à isoler la molécule de THC.

Depuis, et même si l’on s’évertue à dire que tout pourrait aller plus vite, la recherche scientifique a fait des avancées considérables. De nombreux autres cannabinoïdes ont été découverts, leurs effets sont de mieux en mieux connus et, pour ne pas déplaire aux agriculteurs, les tests sont aujourd’hui largement accessibles aux différents acteurs du monde cannabique.

Ce que la découverte du CBD a changé

Il aura fallu près de 10000 ans pour se rendre compte que le CBD non seulement existe, mais qu’il présente également des effets au moins aussi intéressants que ceux du THC, sans effet psychoactif, sans addiction, et sans effets secondaires notoires. 10000 ans passés à encourager la production de la « mauvaise » molécule, au risque de quasiment tuer l’autre.

Cette petite histoire dans la grande nous permet de comprendre pourquoi si peu de variétés anciennes affichent de fortes teneur en CBD. Il y a en effet encore tout à faire en termes d’hybridation du cannabis légal. Tout va cependant aujourd’hui bien plus vite qu’à l’époque et, le nombre de variétés riches en CBD est déjà plutôt impressionnant si on le compare aux millénaires de sélection sans relâche des plants riches en THC.

La bonne nouvelle ? Les techniques d’hybridation modernes nous amènent chaque jour de nouvelles variétés de cannabis CBD, dont des versions légales de la plupart des variétés de cannabis culte. À l’automne 2020, la Cannabis America a même été présentée comme la toute première variété sans aucune trace de THC.

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