État actuel du CBD bio en France et opportunités

Quitte à consommer du CBD, un produit réputé pour son caractère naturel et ses effets relaxants, autant le choisir local et de bonne qualité et donc, si possible, issu de l’agriculture biologique. Pourtant, on a beau lire les étiquettes, le CBD bio français se fait encore rare. Retour sur l’état actuel du CBD bio en France.

CBD bio en France : mythe ou réalité ?

Oui, il existe du CBD bio français
Oui, il existe du CBD bio français

Réalité, mais encore timide ! Ne laissons pas durer le suspense plus longtemps. Il est de notoriété publique que le Gouvernement et la justice n’aiment pas beaucoup les dérivés du cannabis en France, qu’importe s’il est légal ou non. Sagas judiciaires à répétition, volonté affichée d’aller à l’encontre du droit supranational de l’Union européenne, traque des consommateurs : le pays des droits de l’Homme est l’un des plus liberticides en ce qui concerne le chanvre, tant à la production qu’à la commercialisation et la consommation.

Pourtant, certains petits producteurs résistent, encore et toujours. Tant et si bien qu’il est tout à fait possible de consommer du cannabidiol extrait de chanvre biologique cultivé en France. C’est d’ailleurs notamment le cas de notre huile de CBD à 5%, issue de cannabis CBD bio français. Cela est cependant encore loin d’être la norme, la législation étant, comme toujours, floue.

Peut-on cultiver du cannabis CBD bio en France ?

Les cannabiculteurs français hésitent encore à se lancer
Les cannabiculteurs français hésitent encore à se lancer

Avant de s’intéresser de plus près à l’agriculture biologique, il est important de comprendre si les agriculteurs français peuvent cultiver du cannabis CBD tout court. C’est là que la première difficulté se fait ressentir. À l’heure actuelle, la grande majorité du CBD français est produit en laboratoire ou extrait de fleurs importées de l’étranger. Seuls quelques cannabiculteurs téméraires se risquent à produire sur sol français. La tendance est alors très largement à une production responsable : chanvre bio, sans OGM, ni pesticides, ni métaux lourds. Pour un produit « bien-être », il est logique de faire l’effort de le produire aussi proprement que possible, tant pour l’environnement que notre organisme.

Si la production de CBD bio en France reste anecdotique, c’est en raison d’un cadre juridique qui est tout sauf clair. En novembre 2020, la Cour européenne a tranché : le CBD ne peut pas être interdit en France puisqu’il n’est pas un stupéfiant, ne provoque pas d’effets secondaires notoires et est autorisé de manière globale au sein de l’Union européenne. Pourtant, rien ne stipule (encore) dans la loi française que la production de chanvre CBD, bio ou non, est autorisée. Pour les entrepreneurs comme les agriculteurs, un « mini-risque » juridique subsiste donc.

Hésitation des producteurs de chanvre français

Si le risque à produire du CBD en France semble faible, il n’est donc pas nul, ce qui explique que la plupart des produits dérivés du cannabis (huiles, e-liquides, fleurs, résines) viennent aujourd’hui d’autres pays européens, comme la République Tchèque, le Portugal ou l’Espagne, et bien sûr la Suisse, pionnière en la matière. La sphère médiatique commence cependant à s’agiter en raison de l’intérêt grandissant des consommateurs. Plusieurs dizaines de milliers de français consomment en effet régulièrement du CBD, et beaucoup d’entre eux s’intéressent de près à sa qualité avant de passer à l’achat. Une gamme complète de produits au CBD bio français bénéficie ainsi indiscutablement d’une forte demande.

Reste que l’engouement général, s’il ne trouve pas encore satisfaction totale sur le marché actuel, a l’intérêt d’attiser celui des politiques. En France, c’est notamment le Député LREM de la Creuse Jean-Baptiste Moreau qui assure la visibilité du débat. Défendeur du cannabis (y compris récréatif) et lui-même agriculteur, il a compris que le développement de la filière CBD en France est non seulement bonne pour les consommateurs, mais aussi un formidable outil de relance pour certains agriculteurs qui auraient bien besoin de dégager des revenus complémentaires.

Son constat est clair : « Nous avons mené des dizaines d’auditions et observé les expériences étrangères pour arriver à un même constat : la nécessité en France d’évoluer sur le cannabis car nous sommes en retard vis-à-vis des autres pays ».

Vers une production de CBD bio en France plus importante

La France réunit toutes les conditions pour devenir un important producteur de CBD bio
La France réunit toutes les conditions pour devenir un important producteur de CBD bio

La France est le premier producteur européen de chanvre industriel (le cannabis « légal », sans THC ou presque). Plus étonnant encore, elle est le second producteur mondial, derrière la Chine. C’est dire si se passer du CBD français est aberrant. En effet, une fois les doutes et craintes des producteurs levés, la production de cannabis light pourrait très rapidement exploser. Tout est en effet déjà réuni pour produire de grandes quantités de chanvre de qualité dans les meilleures conditions. Les agriculteurs français disposent en effet du savoir-faire, des équipements, de la terre et de conditions géographiques idéales pour la culture du cannabis.

Un cadre légal plus clair ouvrirait ainsi la porte à une production plus large non seulement de chanvre français, mais également de produits dérivés bénéficiant de la qualité et du savoir-faire des cannabiculteurs et entrepreneurs français. Une bonne nouvelle pour l’économie comme pour les consommateurs !

Le cannabis CBD étant un produit naturel, qui plus est robuste et capable de se développer dans un environnement sauvage, il n’a nul besoin de produits chimiques pour grandir. Il se prête ainsi parfaitement au bio.

Quelles conditions doit remplir le CBD bio en France ?

En France, deux labels principaux sont à retrouver sur les produits bio :

  • Le logo AB, pour Agriculture biologique : il s’agit du label français et il est facultatif.
  • Le logo Eurofeuille: obligatoire, il représente le label européen et certifie le respect du cahier des charges de l’agriculture biologique.

Un CBD bio français remplit par conséquent les conditions suivantes :

  • Aucun produit chimique de synthèse n’a été utilisé pour cultiver la plante dont il est extrait (pesticides, engrais, désherbants, métaux lourds, etc.),
  • Sans OGM,
  • Respect du bien-être animal (dans le cas de produits non végétariens, ce qui est rare),
  • 95 % au moins des ingrédients issus de l’agriculture biologique (s’il s’agit d’un produit transformé, comme une huile CBD par exemple).

Rien d’insurmontable pour nos producteurs. Il ne reste donc qu’à les rassurer d’un point de vue légal pour profiter prochainement de CBD bio français !

Développement du CBD bio : usagers, état, entreprises, à qui profite-t-il ?

Le développement du CBD bio à travers le monde n’est pas contestable. D’abord considéré comme un produit tabou, ses vertus calmantes et dénuées de tout effet psychotrope ont pourtant rapidement réussi à le faire accepter par le plus grand nombre. 2018 a définitivement marqué un tournant pour le cannabidiol, qui se retrouve depuis partout. Mais à qui profite donc le développement du CBD bio ? Aux usagers, aux gouvernements ou aux industriels ? Retour sur les raisons qui ont poussé à la démocratisation du CBD et les intérêts de chacun.

Le CBD est absolument partout

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Du produit pur aux dérivés les plus créatifs, le CBD est partout

La plupart des revendeurs spécialistes du CBD se sont tout d’abord intéressés au produit pur, que cela soir sous sa forme naturelle ou d’extractions. C’est notamment le cas des dérivés du cannabis de haute qualité sélectionnés et vendus par Weedy : fleurs de CBD, résines et pollens, huiles et concentrés de CBD entrent notamment dans cette catégorie.

Les e-liquides au CBD pour cigarettes électroniques sont quant à eux un mélange de cannabidiol et d’une base associant propylène glycol (PG) et glycérine végétale (GV) dont la balance permet notamment de doser la quantité et la qualité de la fumée. Ils s’accompagnent parfois d’arômes en tous genres (ajout de terpènes ou d’arômes fruités par exemple) et ont largement contribué au développement du CBD auprès du grand public. Plusieurs études poussent en effet à penser que le CBD, en plus de ses effets calmants, permettrait de se débarrasser plus facilement de ses addictions, qu’il s’agisse du traditionnel tabac ou du THC.

De ces produits de base, permettant de profiter des effets du CBD sans se préoccuper d’éléments additionnels, sont alors nés une multitude d’autres produits, liés à différents secteurs économiques. La nourriture, les boissons, les cosmétiques et les compléments pour sportifs sont autant de domaines surfant désormais sur la vague CBD. Après les beignets glacés au CBD des États-Unis et la promotion d’une cuisine au chanvre par certains établissements canadiens, c’est désormais la France qui se prête au jeu. Les premiers coffee shops parisiens prônant des recettes au CBD se succèdent donc dans la capitale depuis 2018.

Farm bill : le booster de développement du CBD aux États-Unis

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La farm bill américaine a boosté le développement du CBD à travers la culture du chanvre industriel

Lorsque l’on évoque le développement du CBD bio et de ses produits dérivés, 2018 s’impose comme une année charnière. En France, cela s’accompagne d’un assouplissement de la loi. À plus grande échelle, il faut pourtant se tourner vers l’international, et plus précisément les États-Unis. Contrairement au THC, et comme en Europe, le CBD n’y est pas considéré comme un stupéfiant. Bien que légal, il a pourtant longtemps été sous le joug d’un flou juridique qui se dissipe peu à peu, laissant se développer un marché de plus en plus important.

Le passage de la farm bill par le Sénat américain en décembre 2018 est pour beaucoup dans l’accélération du développement du CBD et de ses nombreux produits dérivés. Cette loi agricole autorise en effet désormais les agriculteurs américains à planter, cultiver et commercialiser le chanvre industriel, jusqu’alors contrôlé quelle que soit sa teneur en THC. Aux États-Unis comme en France, il existe donc désormais une barrière claire entre le chanvre industriel et le chanvre récréatif.

Pour autant que les taux de THC soient infimes et strictement contrôlés, la culture du cannabis est donc désormais autorisée. Contrairement à l’Europe et son taux plafond de 0,2% de THC, les États-Unis considèrent désormais tout plant dont la teneur en tétrahydrocannabinol n’excède pas 0,3% comme chanvre industriel.

Développement du CBD bio : la position des grandes marques

Têtes-CBD
Le développement du CBD profite pour l’instant plus aux start-ups qu’aux grandes marques

La plupart des produits au CBD bio sont proposés à l’achat par des marques encore inconnues il y a quelques années. Ces nouveaux acteurs, surfant sur la vague cannabis, semblent profiter de l’ouverture soudaine de ce nouveau marché pour tenter de construire un empire, ou en tout cas d’aller chercher les profits là où ils semblent se trouver. En ce sens, le développement du CBD s’apparente à une réelle ruée vers l’or vert, où chacun peut encore trouver sa place.

Pour les marques établies, l’intérêt n’est pas dissimulé. Le passage à l’acte semble pourtant être compliqué. À l’automne 2018, Coca Cola a ainsi confirmé envisager le développement d’une boisson infusée au CBD. Si la marque a depuis démenti avoir déjà pris de décision sur la commercialisation ou non d’un tel produit, la nouvelle avait suffi à l’époque à choquer nombre de ses adeptes.

Les équipes de Ben & Jerry’s ont quant à elles explicitement communiqué leur intérêt à commercialiser une crème glacée au CBD. Elles attendent cependant une approbation de la FDA, administration américaine des denrées alimentaires et médicaments, ne semblant pas à l’ordre du jour.

Ces grands groupes, américains pour la plupart, restent donc prudents. Une dizaine d’états ont déjà franchi le pas de la légalisation du cannabis. Pourtant, cette autorisation de consommation, y compris à des fins récréatives, n’existe pas au niveau fédéral, tenant les marques internationales à l’écart du marché, par crainte d’écorcher leur image au moins autant que des batailles juridiques.

Conclusion : le développement du CBD bio sert-il aux usagers ou aux industriels ?

Ainsi, un cadre légal encore flou et disparate sur la scène internationale freine les grands groupes, qui ne cachent pourtant pas leur intérêt pour le marché. Au contraire, les start-ups y voient une opportunité et se lancent corps et âmes dans le développement du CBD, quitte à se brûler les ailes après les premiers profits réalisés. Les différents gouvernements quant à eux, doivent veiller à assurer la santé de leurs citoyens, tout en étant conscient des intérêts financiers et de santé publique qui pourraient émaner d’une ouverture contrôlée du marché.

Au milieu de tout cela, les consommateurs semblent considérer le CBD bio pour ce qu’il est : un produit naturel aux nombreux effets sur l’organisme. Pour beaucoup, il représente une opportunité d’améliorer leur quotidien. Pour quelques-uns, il n’est qu’un produit à la mode, déclinable sous différentes formes qui finiront par perdre de l’intérêt, ou tout du moins à se stabiliser dans les rayons de nos supermarchés.

Une seule chose est sure : une situation légale claire, appuyée par les résultats des recherches scientifiques et permettant un dosage maîtrisé du CBD est à de l’intérêt de tous.

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