Quels sont les effets du CBD sur le cerveau ?

On connait les effets relaxant et antidouleur du cannabidiol (CBD). Pourtant, ses effets directs sur le cerveau sont encore méconnus du grand public. Brisons tout de suite un tabou : le CBD n’est pas dangereux et ne risque pas de vous faire perdre vos moyens. Dans cet article, nous vous expliquons comment il agit sur notre système cérébral, quels sont les effets du CBD sur le cerveau et quelles opportunités sont étudiées par la communauté scientifique.

En bonus, nous vous conseillons les meilleurs dérivés au CBD.

CBD, système endocannabinoïde et cerveau

système endocannabinoïde cerveau min

Les récepteurs du système endocannabinoïdes sont présents dans le cerveau et le reste de l’organisme

Les effets du CBD sur l’humain (et l’ensemble des mammifères) sont possibles grâce à l’existence du système endocannabinoïde (SEC). Pour vulgariser, le SEC est un ensemble de récepteurs, appelés CB1 et CB2, disséminés dans tout notre corps, et notamment dans le cerveau. Plus précisément, les récepteurs CB1 offrent un accès direct au cerveau et à la moelle épinière (le système nerveux central), expliquant les effets du CBD sur le cerveau (on y revient). Les récepteurs CB2 sont quant à eux plus ciblés et se concentrent avant tout dans le système immunitaire, la rate et le système gastro-intestinal. C’est notamment en activant ces capteurs que le CBD peut soulager la douleur.

THC et CBD, des effets sur le cerveau différents

On connait de longue date les différences majeures entre les effets du CBD et ceux du THC. D’ailleurs, les deux cannabinoïdes ne sont pas seulement différents, mais bien souvent opposés. Tant et si bien que l’on a tendance à dire que le CBD est un antagoniste du THC (il a des effets contraires). Et il ne s’agit pas là que d’une façon de parler.

Effets du CBD sur le cerveau

Une étude publiée en 2021 s’est intéressée à l’influence du cannabidiol sur la fonction cérébrale humaine.

Chez les patients sains (aucun problème cérébral connu), une consommation importante de CBD a amélioré la connectivité fronto-striatale au repos (la partie du cerveau permettant de réaliser des tâches), ce qui n’a pas été le cas (en tout cas pas dans les mêmes proportions) chez les individus ayant consommé du THC ou un placebo. Les effets du CBD sur le cerveau ont, une fois encore, été opposés à ceux du THC, et ce sur des aspects divers : traitement des émotions, mémoire verbale, inhibition de la réponse et traitement auditif/visuel. Chacune de ces actions demande par ailleurs l’intervention de différentes zones du cerveau, ce qui permet de conclure que le CBD a non seulement des effets sur le cerveau, mais qu’il agit de plus de manière opposée au THC.

Chez les patients atteints de psychose ou présentant un risque élevé de psychose, le CBD a également modulé l’activité du cerveau. Il a enfin modifié l’activité limbique (impliquée dans les émotions et la mémoire) des patients souffrant d’anxiété et a modulé les niveaux de métabolites chez les personnes atteintes de troubles du spectre autistique.

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Le CBD peut moduler l’activité du cerveau

Le CBD peut-il faire planer ?

Non. Là encore, le CBD agit de façon diamétralement opposée par rapport au THC. Ainsi, le CBD ne peut pas faire planer, quelle que soit la dose consommée. Il n’est en effet ni psychoactif, ni addictif. Il est possible qu’avec le temps le corps réagisse moins à une dose donnée de CBD, mais sans risque de développer une dépendance. En résumé, consommer du CBD vous permet d’éviter les effets secondaires du cannabis, tout en profitant de la plupart de ses avantages.

Effets du CBD sur le cerveau : quelles opportunités ?

Le plus intéressant n’est pas de savoir si le CBD a des effets sur le cerveau (c’est le cas), mais plutôt comment les utiliser. Les scientifiques s’intéressent tout particulièrement à son rôle contre les troubles neurodégénératifs comme la maladie de Parkinson (qui détruit progressivement certains neurones dans le cerveau), la maladie d’Alzheimer (forme de démence la plus fréquente), l’épilepsie ou la sclérose en plaques (qui touche le système nerveux central). Les effets neuroprotecteurs du CBD pourraient également être utiles aux personnes souffrant de psychose.

Malheureusement, la littérature scientifique disponible est encore trop peu abondante pour tirer des conclusions sur les opportunités offertes par le CBD contre les troubles du cerveau, ou en tout cas liés à son fonctionnement.

Exceptions à la règle, trois types de troubles bénéficient déjà de traitements au cannabidiol :

  • La sclérose en plaques bénéficie d’un traitement à base de cannabinoïdes (le Sativex, une solution buccale à base de THC et de CBD). Autorisé en France depuis 2014, il reste néanmoins extrêmement difficile de se le procurer.
  • L’épilepsie infantile, lorsqu’elle ne répond pas aux traitements habituels, peut parfois également être traitée grâce au CBD.
  • Les douleurs neuropathiques, touchant l’ensemble des nerfs en dehors du cerveau et de la moelle épinière, peuvent également être soulagées par le CBD.

Néanmoins, quelles que soient les avancées de la science, le CBD est systématiquement envisagé pour réduire les douleurs et autres symptômes des troubles concernés. Il ne constitue donc pas un espoir de guérison, mais est plutôt un moyen de mieux vivre avec ces maladies la plupart du temps incurables, sans effet indésirable ou presque.

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En faisant effet sur le cerveau, le CBD peut notamment réduire la douleur, le stress et l’anxiété

Quel dérivé au CBD pour un trouble cérébral ?

Il est conseillé de préférer les dérivés au CBD de qualité, comme ceux présents sur la boutique CBD Weedy.fr, et les modes de consommation sains.

C’est le cas en consommant son CBD par :

Pratiques à utiliser, à doser et proposant des concentrations variées, les huiles CBD sont généralement les plus utilisées en parallèle d’un traitement touchant de près ou de loin au cerveau.

Avertissement : le CBD n’est pas considéré comme un traitement en France et peut provoquer des interactions médicamenteuses avec certains traitements conventionnels (antidépresseurs notamment). Demandez conseil à un professionnel de santé avant d’en consommer dans le cadre d’un trouble d’ordre cérébral.

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