Qu’est-ce que le THC ? Définition, effets, cadre légal et risques

Perte de contrôle, addiction, hallucinations… la réputation du THC n’est pas belle à entendre. Pendant longtemps, la molécule a été responsable de tous les maux prêtés au cannabis. C’est encore vrai aujourd’hui dans de nombreux pays, à commencer par la France qui se targue de l’un des cadres légaux les plus contraignants d’Europe en termes de consommation de chanvre. Avec l’arrivée sur le marché de produits riches en CBD parfaitement légaux, les esprits commencent pourtant, doucement mais sûrement, à s’ouvrir.

Malgré tout, le THC reste très peu connu du grand public, du moins au-delà des apparences. Loin de vouloir en chanter les louanges, cet article tente de prendre du recul pour porter un regard objectif sur le cannabinoïde suscitant les réactions les plus vives.

Le THC est une molécule à la structure très proche de celle de CBD
Le THC est une molécule à la structure très proche de celle de CBD

THC, définition

Le THC, ou tétrahydrocannabinol (Δ-9-tétrahydrocannabinol dans sa version complète) est une molécule appartenant à la grande famille des cannabinoïdes, au même titre que le CBD, le CBN ou encore le CBG. Il est donc naturellement produit par le cannabis et est même le cannabinoïde le plus présent dans la plante à l’état naturel. En dehors de prédispositions de la plante à le produire, cela s’explique en partie par le fait que le chanvre a été l’une des toutes premières plantes domestiquées par l’Homme. Le THC présentant des effets plus puissants et facilement identifiables sans tests de laboratoire, l’Homme a sans le vouloir, et pendant des millénaires, privilégié la culture de plants à forte concentration en tétrahydrocannabinol. Il existe donc, à ce jour, moins de variétés riches en CBD.

Ses effets ont ainsi été identifiés il y a des millénaires, et de nombreuses civilisations ont exploité ses effets à travers l’histoire. Pour autant, il a fallu attendre 1964 et le travail des chercheurs israéliens Raphael Mechoulam et Yechiel Gaoni avant de parvenir à en isoler la molécule.

Une définition simple du tétrahydrocannabinol est de le considérer comme la principale molécule active du cannabis. À l’état sauvage, sa teneur varie en moyenne de 4 à 10%. Selon les variétés et les hybridations, il n’est cependant pas rare de trouver des variétés modifiées par l’humain qui dépassent un taux de 20%.

THC, un cannabinoïde pas comme les autres

Comme les autres cannabinoïdes, le THC est capable de se fixer aux capteurs CB1 et CB2 de notre système endocannabinoïde. Capable de communiquer avec nos systèmes nerveux et immunitaires, cela explique pourquoi le THC provoque effets sur le corps humain. Contrairement aux autres cannabinoïdes, il implique pourtant des effets le faisant entrer tout droit dans la case réservée aux stupéfiants par la loi.

Effets du THC sur l’organisme

Addictif et psychoactif, le THC est considéré comme un stupéfiant par la loi
Addictif et psychoactif, le THC est considéré comme un stupéfiant par la loi

Comme le CBD, le tétrahydrocannabinol possède des propriétés analgésiques, lui donnant la faculté d’apaiser certaines douleurs. Il est surtout connu pour ses effets psychoactifs, entraînant une certaine perte de contrôle du consommateur, le fameux « high » (excitation) ou « stone » (état lymphatique) souvent prononcé un peu au hasard sans réellement en comprendre les implications.

Pour autant, si les effets du THC sur le corps humain sont similaires dans les grandes lignes, nous réagissons tous différemment aux récepteurs cannabinoïdes. C’est vrai pour le THC, mais aussi pour le CBD, qui va procurer des effets plus ou moins importants mais, quant à lui, jamais nocifs. Ce phénomène, expliqué par nos différences génétiques, de corpulence ou encore notre état d’esprit du moment, porte un nom : la loi de l’effet.

Risques à consommer du THC

En Europe, le THC est considéré comme un stupéfiant et sa consommation est donc, dans la majorité des cas, interdite. Plusieurs pays autorisent cependant son utilisation, soit à usage thérapeutique seulement, soit également pour un usage récréatif, comme le Canada. Avant de consommer du THC, deux types de risques principaux sont dans tous les cas à considérer : ce que la molécule peut provoquer sur notre propre organisme, mais aussi ce qu’elle peut impliquer par rapport à la société. Et donc les risques vis-à-vis de la loi.

Pour l’organisme

À dose modérée, les effets du THC sont avant tout temporaires (effets planants et analgésiques principalement). Il est également addictif, et incite donc le consommateur à en consommer davantage, plus souvent. À haute dose pourtant, il peut entraîner une dépression du système nerveux.

Une dose létale (mortelle) a par ailleurs été démontrée chez le rat en 1971 par voie intraveineuse. Poursuivie sur des chiens et des singes, l’étude a pour autant mis en lumière qu’il semble impossible de parvenir à une dose de THC létale chez ces animaux par voie orale. Par conséquent, une surdose mortelle semble impossible chez l’Homme en fumant du THC, quelle qu’en soit la quantité.

Même si le danger n’est donc pas mortel, le THC peut entraîner différents effets secondaires plus ou moins graves et/ou désagréables :

  • Effets psychotropes (pour la plupart 30 minutes après la prise de THC et avec un pic d’effets pendant environ deux heures).
  • High (peu après la consommation) : euphorie, insouciance, rires, ouverture aux autres.
  • Down (lors de l’élimination du THC par l’organisme) : ralentissement physique et mental, peur.
  • Baisse de l’attention et de la capacité de jugement.
  • Perte de mémoire à court et à moyen terme.
  • Diminution de l’efficacité du système immunitaire.
  • Irritabilité.
  • Changement de personnalité (à long terme).

Vis-à-vis de la loi

La loi européenne a longtemps toléré un taux de tétrahydrocannabinol de 0,2% dans les produits riches en CBD. Le Parlement européen a pourtant approuvé un passage à un taux de THC de 0,3%, qui devrait être appliqué dès 2023 si la Commission européenne confirme sa décision. En France, où la loi est relativement restrictive, c’est toujours tolérance 0 en termes de contrôle. Ils peuvent être réalisés en cas d’implication dans une affaire judiciaire, en cas de contrôle de sécurité routière de routine, et même sur le lieu du travail sous certaines conditions (manipulation de machines ou produits toxiques notamment). En cas de contrôle positif, des contraventions et des peines de prison sont envisageables.

Pour une simple consommation ou possession de cannabis THC lors d’un contrôle de routine, c’est l’amende forfaitaire de 200€ pour consommation de drogue qui est la plus courante (minorée à 150€ en cas de paiement rapide, sous 15 jours). Elle s’accompagne d’une inscription au casier judiciaire, peut-être au moins aussi décourageante que l’amende elle-même. En cas de consommation de cannabis THC au volant, les sanctions sont plus lourdes, conséquence directe de la dangerosité de la modification du comportement engendrée par le tétrahydrocannabinol. Le trafic de cannabis THC est également très lourdement sanctionné, avec des amendes et des peines de prison variant en fonction de la nature de la structure et de sa taille.

Opportunités du THC

Produit par les trichomes comme les autres cannabinoïdes, le THC ne présente pas que des risques
Produit par les trichomes comme les autres cannabinoïdes, le THC ne présente pas que des risques

Alors, après avoir lu la définition du THC,  la sentence est claire ? Le THC est le vilain petit démon qui diabolise le cannabis aux yeux du monde et le CBD est le parfait petit angelot qui tente de lui rebâtir une réputation digne de ce nom ? Ce n’est pas si simple. Si, en effet, le cannabidiol (CBD) n’a pas grand-chose à se reprocher (rappelons à toute fin utile qu’il n’est pas addictif et n’entraîne aucun effet secondaire majeur), le THC n’est pas aussi dénué d’intérêt (autre que récréatif) que l’on pourrait le penser.

Ses effets sont ainsi notamment étudiés dans le cadre de la lutte contre le cancer ou la sclérose en plaques. Non seulement de premières études montrent qu’une prise de tétrahydrocannabinol correctement dosée et ciblée pourrait contribuer à limiter le développement de certaines tumeurs, mais il est également connu pour sa capacité à encourager l’appétit, lui valant un intérêt de la communauté scientifique dans le cas de soulagement des nausées dues à certains traitements lourds comma les chimiothérapies.

L’avenir et les avancées de la science nous permettront sans aucun doute d’en découvrir prochainement bien plus sur le THC, le CBD et les autres cannabinoïdes !

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